Lorsqu’un parent est trop autoritaire et que l’autre est trop permissif, un conflit n’est jamais bien loin. Des excès dans un sens ou dans l’autre ont un impact évident sur l’enfant qu’il serait bon d’éviter. En tant que Parent Funambule, on adopte au contraire un style d’intervention plus modéré : cela ne veut pas dire rejeter les attitudes de parent autoritaire ou permissif, mais plutôt de ne pas être tout l’un ou tout l’autre. Un juste milieu est nécessaire.

Dans cet article, je vous présente les 3 attitudes mentionnées ci-dessus et leurs impacts sur l’enfant avec un focus tout particulier sur l’attitude du Parent Funambule, pour une application directe dans votre quotidien !

Le parent trop autoritaire

Lorsqu’on adopte régulièrement une attitude trop autoritaire, il serait bon de se poser la question suivante :

« Est-ce que cette attitude est le reflet d’un besoin de pouvoir, un besoin d’être pris au sérieux ou un besoin d’être reconnu dans mes compétences ? Ai-je peur de perdre le contrôle ? »

Conséquences sur l’enfant :

 Face à un parent trop autoritaire, l’enfant va adopter les attitudes suivantes :

  • Il se met à craindre son parent. Dès lors, il ment pour éviter d’être puni ;
  • Il se renferme sur lui-même et devient de moins en moins sociable ;
  • A l’adolescence, il risque de se révolter ;
  • Il manque de confiance en soi ;
  • Il manque d’estime de soi.

Le parent trop permissif

Lorsqu’on adopte régulièrement une attitude trop permissive, il serait bon de se poser la question suivante :

« Ai-je un grand besoin d’aimer et d’être aimé ? Ai-je besoin d’être accepté ? Ai-je un besoin de liberté ? Ai-je  peur de déplaire? »

Conséquences sur l’enfant :

Face à un parent trop permissif, l’enfant va adopter les attitudes suivantes :

  • Il manque d’encadrement et fait de nombreuses maladresses ;
  • Il perd confiance en lui ;
  • Il manque d’autonomie ;
  • Il développe des dépendances (ordinateur, alcool).

Le Parent Funambule

A chemin entre le parent trop autoritaire ou le parent trop permissif, le Parent Funambule est bien avec lui-même, source de relations équilibrées et apaisées avec ses enfants. Voici quelques traits de sa personnalité :

  • Il est capable de maîtriser ses émotions, car il sait comment combler d’abord ses propres besoins avant de combler les besoins de ses enfants ;
  • Afin de comprendre les besoins de ses enfants, il est capable de faire face à ses propres peurs et de les dépasser ;
  • Il est en paix avec son passé et adopte une attitude sereine qui va lui éviter de reproduire les mêmes erreurs avec ses enfants ou faire complètement le contraire ;
  • Il est capable de formuler clairement des demandes et de négocier ;
  • Il connait ses valeurs et est capable de les transmettre ;
  • Il ose poser des limites ;
  • Il agit de façon cohérente (ses babines suivent ses bottines !)

Conséquences sur l’enfant :

En présence d’un Parent Funambule, l’enfant va adopter les attitudes suivantes :

  • Il est de plus en plus autonome ;
  • Il développe sa confiance en soi ;
  • Il acquiert de l’estime de soi ;
  • Il est capable de faire face aux difficultés.

Alors, que souhaitez-vous pour votre enfant ?

Devenir un Parent Funambule

Si vous souhaitez évoluer en tant que parent, voici les 8 clés pour parvenir à maîtriser l’art d’être un Parent Funambule.

1 – Etre un parent Funambule relève d’un travail constant.

D’abord et avant tout, être un parent Funambule relève d’un travail constant. Il est donc important d’avoir une bonne hygiène de vie, de faire du yoga, méditer et être discipliné.

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2 – Focus, focus, focus

Rester concentré est essentiel.  En demeurant concentré, vigilant et engagé à 100% dans notre rôle de parent, on favorise une réussite sur le long terme. Abandonner ou baisser les bras n’est tout simplement pas une option.

Malheureusement, la réalité est tout autre. Je vois régulièrement dans mon bureau de consultation des parents qui ont baissé les bras. Ce peut être un père qui ne voit plus son enfant de 10 ans pour éviter de payer une pension alimentaire… ou une mère qui dit à son enfant d’aller vivre à temps plein chez son père ou chez ses grands-parents.

L’enfant vit à ce moment-là un sentiment de rejet ou d’abandon et lorsqu’il a l’occasion de revenir chez ledit parent il teste constamment les limites. C’est sa façon de savoir si vous l’aimez inconditionnellement. Si par manque de ressources, ou quelle qu’en soit la raison, vous avez fait cette erreur, surtout ne vous culpabilisez pas. Parlez à votre enfant. Expliquez lui pourquoi vous avez agit ainsi et dites-lui que vous allez réparer votre erreur et lui prouver que vous l’aimez inconditionnellement. En plus de le rassurer, vous lui enseignez dans le même temps que l’erreur est humaine et que si lui aussi a fait des erreurs par le passé il peut les réparer.

3 – Les peurs sont infondées

Très souvent nous développons des peurs face au comportement de nos enfants. Pourtant, il faut savoir que 9 fois sur 10 nos peurs ne sont pas fondées. Cela ne signifie pas que le danger n’existe pas. Toutefois, en étant simplement conscients de celui-ci, sans sombrer pour autant dans la peur, nous adoptons une attitude où la prise de risques devient calculée. Un changement s’opère en nous : nous devenons plus alertes, nos sens sont décuplés, nous sommes à l’affut de tout ce qui peut arriver, attentif à la moindre petite chose et, sans avoir peur, nous sommes en mesure de réagir rapidement et efficacement si la situation le nécessite.

Je vous partage un mantra d’un de mes mentor, David Lefrançois, qui lors d’une de ses formations nous a fait écrire 100 fois à la main « Quoi qu’il arrive je m’adapterai à toutes les situations ». On y fera face quand et si cela arrive.

4 – Vivre le moment présent

Il est important de rester, au quotidien, dans le moment présent car chaque seconde est différente. Ainsi, veillez à demeurer attentif à vos sensations, à l’écoute de vos émotions dans un environnement en constante évolution.

Au contraire du chat échaudé qui en vient à craindre l’eau, même lorsqu’elle est froide, adoptons plutôt une attitude modérée en toute circonstance. Ce n’est pas parce qu’une expérience malheureuse nous est arrivée que nous devons rejeter toutes les situations similaires qui peuvent pourtant se révéler sans danger.

Evitons les excès de prudence et privilégions plutôt une attitude d’ouverture au monde, d’observation et analyse de la situation. Ainsi, nous profiterons sans réserve des belles aventures que la vie nous présente et serons plus réactifs si une situation le nécessite.

5 – Etre à l’écoute de ses émotions

Les émotions affectent notre équilibre car elles sont un indicateur externe (et donc visible) de notre état interne. Lorsque l’on ressent une émotion, il faut en prendre conscience et lâcher-prise.

Vous sentez la colère monter en vous parce que votre enfant est en retard, qu’il vient de laisser échapper de la nourriture par terre, que ses souliers son mal placés dans l’entrée?  Formulez-vous trop d’attentes envers votre enfant ? Avez-vous réalisé qu’en révisant vos attentes à la baisse vous serez tout simplement moins en colère.

Notez aussi que le comportement de notre enfant est souvent un bon prétexte pour laisser s’exprimer une émotion refoulée, que l’on n’a généralement pas exprimée envers son patron, son conjoint ou un ami. Ainsi, lorsque vous sentez la colère monter en vous, profitez-en pour faire un petit bilan de votre journée ou de votre semaine.

6 – Se concentrer sur l’essentiel

Éliminez de votre tête le superflu qu’il soit éléments perturbateurs ou imprévus. En vous concentrant sur l’essentiel, vous restez vigilant et gardez l’attention portée sur vos objectifs.

Il est parfois bon de relativiser les choses : suis-je la seule personne à vivre des conflits avec son conjoint,  à subir des bouchons qui me mettent en retard ?

Avant de rentrer chez vous, imaginez-vous en train d’accrocher tous ces soucis dans un arbre dehors. Libre à vous de les reprendre au moment opportun.

Dans la science quantique on nous apprend à accepter ce qui est en transformant ce qui nous arrive (en apparence négatif) en intention positive. C’est une façon de transformer nos pensées négatives afin d’attirer à nous ce que l’on désire. Je suis pris dans la circulation et cela m’énerve ? Je formule l’intention de retrouver mon calme intérieur et de travailler ma patience.

7 – L’équilibre n’existe pas

L’équilibre n’existe pas, tout est impermanent.

L’équilibre est la maitrise du déséquilibre.

Lorsque que l’on se sent en déséquilibre, il faut ramener ses pensées au niveau du bassin et prendre le temps de respirer par le ventre, relaxer le diaphragme et se connecter à nos sensations. Ainsi, on retrouvera aisément un sentiment de paix intérieure.

8 – Reconnaitre sa vulnérabilité

Le rapport à l’égo est important. Il faut accepter notre vulnérabilité, s’observer et reconnaitre ce qui nous dérange.

Notre égo, c’est cette petite voix qui juge, critique, estime que telle situation est possible et telle autre impossible… Si en psychologie, on considère l’égo comme le fondement de notre personnalité, il peut aussi être perçu comme une entrave à notre développement personnel.

En prenant conscience de cette petite voix, nous devenons conscients de son impact sur nos pensées et actes quotidiens. Il est alors temps de reconnaitre nos faiblesses, observer la situation avec détachement et agir en pleine conscience.

Au contraire de l’égo, l’être n’a pas de mécanisme de défense. Il « est », un point c’est tout. En observant chaque situation et en tirant profit de chaque expérience à laquelle la vie nous confronte, nous serons en mesure de grandir davantage.

Il est temps de passer à l’action !

Forts de ces conseils, vous voilà fins prêts pour devenir un Parent Funambule.

Prenez un temps durant lequel vous allez réfléchir à une situation vécue. Vous êtes-vous montré trop permissif ou trop autoritaire ? Si oui, recherchez la ou les causes qui pourraient expliquer ce comportement.

Ne vous jugez pas. Observez simplement.

Ensuite seulement, définissez un objectif simple et court pour la semaine qui sera tiré des 8 clefs de la réussite. Ecrivez-le sur une feuille de papier que vous accrocherez dans un lieu où vous passez régulièrement. Ce peut-être « Cette semaine, je me concentre sur l’essentiel ». Cherchez à incarner cette phrase tout au long de la semaine.

Puis renouvelez l’expérience sans modération !

Observez et ressentez les changements qui s’opèrent tout doucement en vous. Accueillez-les et persévérez.

Cet article vous a plu, pensez à nous faire part de vos remarques par le biais des commentaires !

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