Si vous êtes parent, vous vous êtes sans doute déjà retrouvé dans cette situation inconfortable. Comment réagissez-vous généralement ?

  • Vous mettez votre enfant en retrait dans sa chambre?
  • Vous le mettez en punition dans un coin pour le faire réfléchir?

Il y a de fortes chances pour qu’ensuite vous vous sentiez coupable ou que cela soit une source de conflit entre votre conjoint et vous. Et que cela ne fonctionne pas, votre enfant recommençant après quelques jours.

J’ai une question pour vous :

Que feriez-vous si votre conjoint(te) ou même votre patron vous mettait en retrait ou dans un coin ? Cela vous ferait-il vraiment réfléchir?

Fermez les yeux et imaginez-vous en colère face à un coin. Que ce passe-t-il à l’intérieur de vous? Comment vous sentez-vous? Êtes-vous vraiment capable de vous concentrer, et de trouver comment agir autrement?

Il est probable que non. Il en est de même pour votre enfant.

Alors que faire ?

Deux idées fortes à garder en tête pour agir en situation de crise :

  • Le choix

En PNL (programmation neurolinguistique), on enseigne le principe suivant : « Chaque personne fait toujours le meilleur choix parmi ceux qui lui paraissent possibles »

Ce qui signifie que votre enfant se met à mordre ou jeter ses jouets parce que, sur le moment, cela lui paraît être la meilleure chose à faire. Peut-être n’a-t-il pas d’autre idée ? L’enjeu est ici de lui inspirer un choix différent.

  • La modélisation

D’autre part, rappelons-nous que nos enfants apprennent par la modélisation, c’est à dire en imitant. Nous-mêmes sommes les enfants de nos parents. Nous reproduisons leur façon de fonctionner et ce que nous avons appris.

Aujourd’hui, nous savons grâce aux neurosciences que le cerveau de l’enfant présente une zone (la zone lymbique) qui n’est pas encore développée. Pour cette raison, il a besoin de nous pour apprendre comment réagir convenablement face à une situation de stress.

Notre plus grand défi à nous les parents

C’est donc de prêcher par l’exemple: si nous voulons enseigner quelque chose à nos enfants, nous devons d’abord l’apprendre nous même. Et être cohérent. Si on dit à un enfant d’arrêter de crier en criant, ça n’a tout simplement pas de sens. Votre enfant ne peut pas comprendre ainsi.

« Si tu veux apprendre quelque chose, lis à ce sujet,

Si tu veux comprendre quelque chose, écris à ce sujet

Si tu veux maîtriser quelque chose, enseigne-le. »

Yogi Bhajan

Ce qui veut dire pour moi : si vous avez envie d’arrêter de crier, le meilleur chemin pour y arriver, c’est de l’enseigner à votre enfant en lui donnant l’exemple.

Comment procéder concrètement en cas de crise ?

D’abord et avant tout vous devez savoir que si votre enfant agit comme cela, c’est qu’il est soit en colère, soit frustré ou triste et qu’il ne sait pas quoi faire d’autre.

En tout premier lieu, il doit donc reconnaître qu’il vit une émotion, vous êtes d’accord?

Il lui faut ensuite apprendre comment prendre soin de cette émotion.

Vous pouvez vous référer à mon article sur ce sujet:

 https://parentfunambule.com/5-etapes-pour-gerer-les-emotions/

Une fois que nous avons pris soin de l’émotion et que nous avons tous retrouvé notre calme, nous pouvons nous occuper du problème. Celui qui a amené cet état de stress, de colère ou de frustration.

  • Prévenir plutôt que guérir!

Voilà, la clé du succès. En effet, c’est lorsque tout est calme dans la maison qu’il faut préparer nos enfants. Et non lorsqu’ils sont en situation de stress.

Les enfants apprennent plus facilement par le jeu, donc présentez-leur cela comme un jeu.

Assoyez-vous à la table, sortez des feuilles et des crayons.

Demandez leur ce qui les met en colère et laissez-les d’abord chercher par eux-mêmes. Ensuite vous pourrez leur faire des suggestions. Par exemple en leur remémorant des situations passées.

Faites une liste des problèmes fréquents.

Sous chaque problème, écrivez plusieurs solutions pour possibles.

Affichez tout cela bien en vue (réfrigérateur, tableau dans la cuisine, pourquoi pas, dans la salle de bain)

Pour les jeunes enfants qui ne savent pas encore lire, trouvez un dessin ou un collant qui représente la solution.

 

  • Quelques exemples

Ma sœur m’a pris mon jouet.

Je lui dis calmement que je n’ai pas fini avec mon jeu, que je vais lui en prêter un autre

Je lui propose qu’on joue ensemble, etc.

Il est très important de leur laisser du temps pour qu’ils puissent d’abord trouver par eux mêmes. Il sera ainsi plus facile pour eux de se rappeler des solutions au moment opportun.

Ne soyez pas surprotecteur :

L’enfant qui reçoit un coup (recevoir un coup est le problème à résoudre) doit trouver lui-même des solutions acceptables.

Le parent ne doit pas toujours intervenir dans les chicanes entre frères et sœurs. En les laissant se débrouiller seuls, il leur permet de développer leur autonomie et quelques stratégies efficaces qui leur seront très utiles en vieillissant. Notamment pour faire face à l’intimidation.

C’est à la maison, quand ils sont avec leur famille et avec les gens qui les aiment inconditionnellement qu’ils doivent apprendre à prendre leur place. Si nous les défendons toujours et que nous nous contentons de chicaner celui qui donne des coups, nous ne leur enseignons pas à se débrouiller dans la vie.

 

  • Pour être vraiment efficace

Je le répète, prêchez par l’exemple !

Faites votre propre liste de problèmes puis écrivez vos solutions.

Faites-le en couple dans un moment de calme.

Exemple: Je suis fatigué, j’ai besoin d’aide

Demander de l’aide à papa

Appeler mamie

Trouver une gardienne de confiance

Mettre à l’agenda du temps pour soi

Gardez, toujours en tête que l’idéal est de parvenir à un consensus où les deux parties sont satisfaites. Et si on n’y arrive pas, on peut toujours trouver un compromis.

Surtout n’oubliez pas de mettre votre attention sur les bons comportements le plus souvent possible. Arrosez les fleurs, pas les mauvaises herbes !

À vous de voir, faites-en une activité familiale… Si votre enfant participe à la conception de la solution, il sera plus facile durant la crise de le diriger vers la liste de solutions.

En conclusion,

Vous avez maintenant mis toutes les chances de votre côté pour éviter que la crise ne dégénère. Malgré tout, les enfants restent des enfants et les crises sont inévitables…

Alors au moment de l’incident, restez calme. N’oubliez pas de donner l’exemple et ne criez pas !

Pour gérer au mieux ce moment de tension, utilisez les conséquences plutôt que les punitions. Vous voulez en savoir plus ? Lisez l’article suivant, je vous explique tout ! [Insérer le lien]

Cet article vous a-t-il aidé ? N’hésitez pas à partager vos propres stratégies dans les commentaires. Je serai ravie d’apprendre quelques trucs supplémentaires !

 

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