Mon fils aîné est danseur contemporain depuis maintenant plusieurs années. Comme je suis sa plus grande admiratrice, j’assiste le plus souvent possible à ses spectacles. Quel bonheur de le voir danser! D’ailleurs, je me souviens d’être allée au Festival Montréal complètement cirque ou mon fils donnait une prestation par une belle journée d’été.

Durant le spectacle, il y avait un funambule à plusieurs mètres dans les airs qui marchait sur sa corde raide. Soudainement, la corde qui le retenait en cas de chute s’est prise entre ses orteils. Le pauvre essayait de se déprendre en bougeant son pied, mais c’était peine perdu. Alors, il a  changé de tactique pour s’en sortir.

Doucement, il s’est accroupi pour aller retirer la corde avec sa main. Puis, il a continué d’avancer quand soudain, en se relevant d’un grand écart, sa jupe en lambeau s’est prise dans la corde! Donc, il a dû encore une fois déprendre sa jupe afin de pouvoir à nouveau avancer et réussir son parcours.

En observant ce funambule

Avec mon regard de maman ainsi que  mon expérience avec mes enfants, j’ai rapidement fait un lien entre ce funambule et le fait de devenir parent. “Devenir parent, c’est avancer sur une corde raide malgré les défis que la vie nous envoie  tels que: la maladie, les conflits, les difficultés à l’école, les comportements inadéquats, etc. Quoiqu’il arrive, la vie continue son court et on doit s’harmoniser avec elle.”

Partant de ce fait, pour continuer notre chemin sans tomber, nous devons développer nos aptitudes et nos compétences  afin de relever les nombreux défis de la vie et amener nos enfants à l’âge adulte. Quoi qu’il arrive, il ne faut pas abandonner : il faut plutôt continuer d’avancer.

Notre plus grand défi: Apprendre à être en contrôle de nos émotions

Imaginez une seconde ce qui se serait passé si ce funambule, dans un moment de panique ou de colère, s’était mis à tirer sur cette fameuse corde, responsable de la situation. Que serait-il arrivé? Naturellement, vous savez comme moi qu’il serait tombé, qu’il aurait eu probablement très mal et qu’il se serait blessé.

Quand nous nous mettons en colère après nos enfants, nous souffrons parce que nous savons que nous leur faisons de la peine. Or, je suis persuadée que vous êtes comme moi et que la dernière chose que vous souhaitez est de faire souffrir vos enfants.

Si notre funambule avait laissé la peur l’envahir, encore là, il se serait mis à trembler et il serait tombé. Par conséquent, si nous sommes toujours dans la peur, nous nous mettons à surprotéger nos enfants et nous les empêchons de développer leur autonomie.

Il faut toujours garder en tête que nous ne serons pas toujours là pour eux. C’est en faisant des erreurs qu’ils apprendront ce qu’est la vie et non en les surprotégeant. Nos enfants doivent vivent leurs propres expériences et nous, en tant que parents, nous devons les accompagner et les guider positivement.

Nos peurs nous font parfois réagir drôlement et éteindre nos rêves

Je me souviens du jour où mon fils m’a dit qu’il voulait devenir danseur. J’ai failli lui dire: ‘’ce n’est pas un métier, c’est un passe-temps.’’ N’étant pas un métier conventionnel,  j’avais  peur qu’il ne mange pas à sa faim. Heureusement, j’ai tourné ma langue sept fois avant de parler et je l’ai laissé avancer vers son rêve.  Aujourd’hui, je suis fière de ma réaction parce qu’il vit de sa passion et il est très heureux et épanoui.

Je me suis souvent posée la question de ce qui serait arrivé si j’avais réagi autrement.  Si je lui avais dit:

  •  “Ce n’est pas un vrai métier !”
  • “Pourquoi ne vas-tu pas l’université faire comme tout le monde ?”

Je suis persuadée qu’il ne serait pas aussi bien dans sa peau et que j’aurai ébranlé sa capacité de faire face à ses propres choix et par conséquent, sa capacité à croire en lui-même.

Ne laissez pas les émotions négatives vous envahir!

Revenons à ce courageux  funambule.  Au moment de l’incident qui le mettait dans une fâcheuse position (même embarrassante), je me suis dit que ce n’était vraiment pas le temps pour lui de penser à ses tracas quotidiens avec son entourage (femme, amis, patron), à ses problèmes personnels ou simplement aux pires scénarios! Sa priorité à ce moment précis était de rester bien ancré dans le moment présent, de se concentrer  et  de trouver la solution la plus efficace pour arriver à  compléter son numéro avec succès. L’ attitude adoptée par ce  funambule a fait toute la différence  et il a pu compléter son numéro avec brio et fierté.

En tant que parents, nous devons  adopter ce genre d’ attitude avec nos enfants. Prenons un exemple fort simple. Vous revenez du travail après une mauvaise journée. Au cours de cette journée, vous avez eu droit à un client fort désagréable. Une fois arrivé à la maison,  vous vous énervez de voir votre enfant incapable de demeurer assis à table. Il s’excite puisqu’il veut vous partager sa journée.  Tel un vrai moulin à paroles, il souhaite vous raconter un tas de choses!

Vous n’êtes définitivement pas dans le même état d’esprit que lui!

Vous percevez son excitation comme de l’agitation et vous sentez l’impatience et l’intolérance s’installer. Et si on voyait les choses autrement? Si au contraire, on décidait d’être dans le présent, d’être attentif et à l’écoute sur ce que notre enfant désire nous partager? Il est évident que de rapporter les problèmes du travail à la maison nous empêche d’être vraiment présents et attentifs  aux besoins de notre enfant.

Il est à notre avantage de garder notre calme, d’être en maîtrise de soi, de bien respirer et de se concentrer sur les solutions, tout comme le funambule qui fût instable l’instant d’un moment sur sa propre corde. Comme parents, plus on reste calme dans une situation difficile, plus nos enfants le sont , ou du moins, ils le redeviennent plus rapidement. On évite alors  plusieurs crises de colères ou de pertes  de contrôle. Attention! Personne ne peut affirmer que cela est facile à réaliser du jour au lendemain! Comme toute chose, la pratique demeure et apporte bien souvent d’excellents résultats.

Maintenir son centre de gravité

Les défis que la vie nous envoie à travers nos enfants sont sans aucun doute une façon de nous faire avancer dans notre cheminement personnel. Nos enfants sont le reflet de ce que nous devons améliorer en nous pour devenir des personnes équilibrées.

J’ai la croyance que nos enfants nous ont choisie pour nous faire évoluer, grandir et nous rendre plus forts. À travers ces défis, nous nous devons de développer des compétences et arrêter de croire que c’est seulement notre instinct maternel ou paternel qui fera de nous  de bons parents.

Nous avons tous un bagage de vie construit de  bon modèles, mais aussi de moins bons. L’important est de s’en inspirer pour développer notre propre façon de faire.  Cela dit, le monde évolue et la façon dont nos parents nous ont éduqués ne fonctionne plus dans le monde aujourd’hui.

Conservons  les belles valeurs qui nous ont été transmises et cessons de nous poser la question: dois-je exactement reproduire ce qui m’a été enseigné par le passé? Bien sûr que non! Il est avantageux de ne pas fonctionner sur le pilote automatique: faites-vous confiance !

Tout au long de notre vie de parent

il nous faudra acquérir de nouvelles compétences  et développer notre savoir-faire tel que:

  • répondre aux besoins de nos enfants;
  • les aider à avoir une belle estime d’eux;
  • les accompagner pour qu’ils aient de la confiance en eux.

Nous devons également développer notre  savoir-être:

  • d’abord, développer notre résilience;
  • puis, devenir de bons communicateurs;
  • ensuite, être une personne emphatique;
  • enfin, être en maîtrise de nos émotions.

Il faut sans cesse continuer à nous améliorer comme personne.

4 étapes pour être un parent équilibré, comme le funambule

1- Contrôler ses émotions

Ne pas laisser la colère ou la peur nous dicter notre conduite.  Identifier les signes de colère, nos peurs et nos propres besoins non comblés pour stopper les émotions qu’on dirige vers eux, avant qu’elles nous fassent réagir de façon inappropriée.

2- Être présent et concentré

Ne pas laisser les problèmes que nous pouvons avoir dans les autres sphères de notre vie venir teinter le lien que nous avons avec nos enfants.

3- Maîtrise de soi

Savoir rester calme, peu importe la situation.   Dans un état de calme, nous arrivons à trouver des solutions beaucoup plus facilement et surtout , trouver les bonnes plutôt que des solutions prisent sous l’effet de la panique.

4- Maintenir son centre de gravité

Trouver l’équilibre,  revisiter ses croyances ses valeurs et surtout, rester cohérent, intègre. Comme on dit ici au Québec :”vos bottines doivent suivre vos babines.”  Faites ce que vous dites.  Par exemple, si vous dites que le respect c’est important pour vous, soyez respectueux de l’environnement, des gens qui vous entourent, votre conjoint et vos enfants.

Prenez du temps pour travailler sur vous. Développer de nouvelles compétences telles que la maîtrise de vos émotions  la concentration.  N’oubliez jamais une chose : une fois que ces compétences sont acquises, elles le sont pour la vie. Avez-vous déjà essayez de désapprendre à faire de la bicyclette ?  C’est impossible ! Alors pourquoi ne pas se donner comme défi d’acquérir tous les mois une nouvelle compétence?

Vous serez alors un beau modèle pour vos enfants. Les enfants n’apprennent pas en se faisant dire ou expliquer des choses, mais en imitant leurs parents.

La méditation, un outil efficace

Un outil qui m’aide énormément à travailler sur moi et de comprendre la source de nombreuses colères,  c’est la méditation. Elle permet d’arrêter les idées qui tourbillonnent dans la tête et  permet de bien comprendre ce qui se passe réellement à l’intérieur de soi. Lorsque nous comprenons enfin d’où vient notre frustration, il est beaucoup plus facile par la suite de prendre soin de nos propres besoins non comblés. Ce cheminement nous permet de mieux comprendre les besoins de nos enfants.

Vous aimeriez être en contrôle de vos émotions, être plus présent et concentré, avoir une meilleure maîtrise de soi, parfois juste un regard extérieur sur ce qui vous empêche d’y arriver peut vous aider. N’hésitez plus à me contacter.

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